situation "ubuesque"...

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situation "ubuesque"...

Messagede pierre337 » 15 Juil 2015, 02:48

Bonjour,
Je m'appelle Pierre. Je suis chef d'orchestre.
Je voulais remercier les personnes qui font vivre ce forum particulièrement utile et bien documenté.
Comme premier message, je tiens à témoigner et vous exposer la situation dans laquelle je me trouve.

J'ai travaillé pendant plus de 20 ans dans un centre national pour artistes lyriques. C'était mon emploi principal. A côté de celui-ci, j'avais un tout petit emploi représentant 4 heures hebdomadaires.

J'ai été licencié économique de mon emploi principal fin novembre 2014. Je me suis donc inscrit à Pôle Emploi le lendemain. Lors du premier RDV, ma conseillère et moi avons élaboré un profil de recherche d'emploi très spécifique, au regard de mon métier. Cette recherche met l'accent sur l'étranger, en particulier l'Asie et l'Amérique du Nord.
Cependant, mon petit emploi conservé a nécessité la mise en attente du versement de mes allocations.

J'ai donc commencé à rechercher du travail, en conformité avec mon profil. Pour cela, j'ai du démissionné de ce petit poste pour être mobile le 31 décembre 2014.

Début mars, toujours pas de versement... Je me rends à la convocation avec ma conseillère. Celle-ci a confirmé ma démarche de recherche vers l'étranger (et donc tacitement de mobilité).
J'en ai profité pour faire le point avec un conseiller indemnisation. Et là, le couperet tombe... On m'annonce que je n'aurai peut-être droit à rien, à cause de la démission du petit poste (qui représentait environ 1/10 de mon emploi principal en terme de revenus).

De novembre 2014 à mars 2015, personne ne m'a donné aucun renseignement.

Depuis, Pôle Emploi m'a demandé de passer mon dossier devant la commission paritaire. Sans nouvelle, j'ai téléphoné plusieurs fois pour finalement apprendre que mon dossier (envoyé début mai 2015 avait été "oublié". L'agent a donc mis une note urgente sur mon profil.

Je suis passé en commission paritaire le 25 juin. A ce jour, je suis en attente de leur réponse (j'ai peu d'espoir, je dois dire). Au téléphone la semaine dernière, un agent m'a finalement dit que les conclusions de la commissions étaient rédigées et que je devrais recevoir une réponse par courrier très rapidement. Cependant, sur son écran, il était indiqué que mon dossier était "sans objet", ce qu'il n'avait jamais vu !!! Si quelqu'un sait ce que cela signifie, je suis preneur...

En résumé, je me retrouve dans une situation financière désastreuse, voire même critique.

J'attends de lire et de partager vos commentaires avec sympathie et attention.

Je vous tiendrai au courant de la suite des évennements !!!

Bien amicalement,

Pierre
pierre337
 
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Re: situation "ubuesque"...

Messagede Rosecelavi » 15 Juil 2015, 09:32

Bonjour pierre337,

Je ne peux que vous confirmer que les règles d'indemnisations prévoient que les ruptures de contrat de travail doivent être involontaires, voir ici :

http://www.unedic.org/article/reglement ... 4-mai-2014

e) n'avoir pas quitté volontairement, sauf cas prévus par un accord d'application, leur dernière activité professionnelle salariée, ou une activité professionnelle salariée autre que la dernière dès lors que, depuis le départ volontaire, il ne peut être justifié d'une période d'affiliation d'au moins 91 jours ou d'une période de travail d'au moins 455 heures ;


Il existe des démissions volontaires dites légitimes, prévues dans l'accord d'application, mais elles sont très précises (rupture de contrat pour suivi de conjoint par exemple).

Comme vous pouvez le lire, il faut avoir travailler 455 heures ou 91 jours pour "couvrir" une démission et pouvoir prétendre à une indemnisation.

IL y a effectivement peu de chance pour que l'IPR décide de vous attribuer des indemnités malgré votre démission, même si celle-ci concerne le travail que vous décrivez (4 h hebdo).

Désolée de ne pouvoir vous faire d'autres réponses, sinon que ces règles, ce sont les partenaires sociaux (syndicats de salariés et d'employeurs, mais c'est quand même largement le MEDEF qui mène la danse) qui les définissent et les signent (ou pas la CGT et la CGC ont refusé de signer la dernière), et elles font l'objet d'une convention d'assurance chômage qui est ensuite agréée par l'Etat.

Cordialement,

Rosecelavi
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